Le plancher bas — le sol du rez-de-chaussée posé sur un vide sanitaire, une cave ou un garage — est responsable de 7 à 10% des déperditions thermiques d'une maison. C'est un poste souvent négligé lors des rénovations énergétiques, pourtant son isolation est l'un des gestes au meilleur rapport coût/confort : elle supprime la sensation de sol froid qui rend les pièces de vie inconfortables, surtout en hiver.
En Île-de-France, la majorité des pavillons construits avant 2000 disposent d'un vide sanitaire ou d'un sous-sol accessible. C'est une aubaine : l'isolation se fait par le dessous (en sous-face), sans aucune intervention dans les pièces de vie. Pas de déménagement de meubles, pas de reprise de revêtement de sol, pas de poussière. Le chantier dure 1 à 2 jours et le confort est immédiat dès le premier soir : la température de surface du sol augmente de 2 à 3°C.
Trois techniques sont couramment utilisées. Le flocage projeté (laine de roche ou laine de laitier) est idéal pour les sous-faces irrégulières avec poutres et canalisations : l'isolant est projeté mécaniquement et épouse toutes les formes. Les panneaux rigides collés (polyuréthane ou polystyrène extrudé) offrent une finition plus esthétique pour les garages et caves aménagées. Les panneaux sur ossature permettent d'atteindre des performances élevées avec un parement de finition.
L'isolation du plancher bas est particulièrement bien aidée par les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), qui peuvent couvrir 50 à 80% du coût des travaux pour les ménages modestes. Pour un pavillon de 80 m², le coût total varie de 2 400 à 4 800 € avant aides. Après CEE et MaPrimeRénov' (dans le cadre d'un bouquet de travaux), le reste à charge descend à 700 à 2 000 €. C'est l'un des investissements les plus rapidement rentabilisés : le retour sur investissement se fait en 3 à 5 ans grâce aux économies de chauffage de 5 à 12%.